Economie du Brésil
L’histoire économique du Brésil est jalonnée
d’une succession de cycles, chacun exploitant une matière
première d’exportation et s’appuyant principalement
sur le système esclavagiste : le cycle du bois (le pau-brasil)
au début de la colonisation ; le cycle de la canne à sucre
aux XVIè. et XVIIè. siècles ; le cycle de l’or
et des pierres précieuses au XVIIIè. siècle ; le
cycle du café et du caoutchouc jusqu’au début du
XXè. siècle. Ce n’est qu’après 1930,
grâce à une industrialisation importante, que le Brésil
s’oriente vers une économie moderne.
Le Brésil représente un immense potentiel économique
et se place parmi les dix plus grandes puissances mondiales, même
si encore aujourd’hui un déséquilibre important
subsiste entre le Nord, souvent très pauvre, et le Sud, où
le niveau de vie est supérieur.
L’industrie
et les mines
Plus d’un tiers du PNB brésilien provient des industries
et des mines. On soulignera surtout ses performances dans les secteurs
suivants : l’industrie automobile (10è. parc automobile
du monde), la sidérurgie, les chantiers navals, l’industrie
aéronautique (plus de 5000 appareils construits, dont le fameux
«Tucano »), la production de machines agricoles, l’électrodomestique,
l’industrie textile, l’industrie agro-alimentaire et la
chimie. Par ailleurs, le Brésil se place parmi les dix premiers
producteurs mondiaux de fer (1er.), étain (2è.), bauxite
(3è.), manganèse, aluminium et or.
Le complexe minéro-industriel de Carajas, au sud de Belém,
possède les plus fabuleuses réserves du monde en minerais
et en pierre précieuses et semi-précieuses.
L’énergie
La production de pétrole au Brésil lui assure 60% de
ses besoins en carburant. Son plus grand complexe pétrochimique
est situé dans l’État de Bahia. Grâce notamment
aux barrages d’Itaipu (le plus grand, situé non loin des
chutes d’Iguaçu) et de Tucurui (au sud-est du bassin amazonien)
la force hydroélectrique du Brésil représente un
potentiel très élevé (10è. mondial).
L’agriculture
L’agriculture place le Brésil en tête des grands
producteurs mondiaux : 1er. pour le café et la canne à
sucre; 2è. pour les oranges et le cacao ; 3è. pour le
soja et le maïs; 4è. pour le tabac, puis viennent le manioc
et le coton. L’élevage vient en 3è. rand mondial,
essentiellement les bovins, dans le Sud du Brésil et dans le
Mato Grosso, faisant de ce pays un grand exportateur de viande.
Le commerce
Le Brésil est un des quatre partenaires du Mercosud et un des
principaux clients de l’Union Européenne. Naguère
encore fournisseur traditionnel de matières premières
et de produits alimentaires, le Brésil diversifie ses exportations
et s’impose dans les produits manufacturés, tels que les
produits métallurgiques, automobiles et matériel de transport,
instruments mécaniques, produits sidérurgiques, jus de
fruits et conserves. Les produits primaires (café, soja, fer,
cacao, tabac, maïs) ne représentent plus qu’un tiers
des exportations.
Les
réseaux de communication
Le réseau routier brésilien assure plus de 60% du transport
des charges et environ 90% du transport des passagers. Avec plus d’une
soixantaine d’aéroports civils, dont un tiers internationaux,
le réseau aérien se développe sans cesse. Le «
pont aérien » entre Rio de Janeiro et São Paulo
est un des plus denses au monde, avec un avion tous les quarts d’heure
entre ces deux métropoles!